Conclusion

 

CONCLUSION

 

 

 

Il est largement reconnu aujourd’hui que certains enfants dyslexiques présentent un déficit phonologique responsable de leurs difficultés d’apprentissage de la lecture. Mais les études se succèdent et certaines mettent en évidence  une forte hétérogénéité des troubles dyslexiques. L’étude spécifique d’enfants dyslexiques présentant un retard important d’apprentissage de la lecture en dépit de bonnes aptitudes méta phonologiques et langagières, nous a conduits à faire l’hypothèse de troubles visuo-attentionnels associés. Les études menées depuis ont permis de montrer que ces troubles sont relativement fréquents dans la population dyslexique et qu’ils se rencontrent souvent indépendamment de toute atteinte phonologique. Les données actuelles permettent donc de penser qu’un déficit visuo-attentionnel constitue une origine des troubles dyslexiques. Ceci devrait avoir des conséquences d’une part, au niveau pédagogique et encourager le recours à des exercices spécifiques d’entraînement visuel lors de l’apprentissage de la lecture et au niveau de la prise en charge rééducative et conduire à des rééducations spécifiques portant sur l’entraînement des aptitudes visuo-attentionnelles.

Autrefois, de nombreux enfants souffrants de dyslexie de surface étaient écartés : aucun des traitements proposés ne leur permettait de comprendre et de soigner ce trouble de l’apprentissage puisque nous ignorions que l’origine des difficultés résidait au niveau de la motricité conjuguée et de la fenêtre visuo-attentionnelle. Aujourd’hui, grâce à ces études, ces enfants peuvent enfin apprécier et acquérir les apprentissages nécessaires à la lecture, à l’écriture… C’est donc pour cela que j’ai effectué ce travail : pour sensibiliser tous les professionnels (professions médicales, paramédicales, enseignants…) ainsi que les parents à la prise en charge orthoptique des dyslexiques.

Il faut cependant garder à l’esprit que l’hypothèse visuo-attentionnelles ne permet pas de rendre compte de l’ensemble des troubles dyslexiques, puisqu’un nombre non négligeable d’enfants semblent ne présenter aucune des caractéristiques de ce trouble malgré un retard d’apprentissage de la lecture important. Il semble donc raisonnable de penser que notre analyse des troubles dyslexiques est encore très incomplète. C’est la raison pour laquelle il faut penser à une origine multifactorielle des dyslexies.

 

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